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8 mars 2005– Journée internationale de la femme

Une journée de célébration mais aussi de revendication

La Journée internationale des femmes marque près d’un siècle de lutte pour l’accès des femmes à l’égalité. En ce 8 mars 2005, les femmes de l’AFPC ne se contenteront pas de célébrer. Elles vont aussi participer à une campagne qui aura une incidence sur la vie des femmes d’un bout à l’autre du pays.

À la conférence nationale des femmes tenue en février dernier, les femmes de l’AFPC, faisant preuve de leadership, ont appuyé un programme politique qui revendique le retrait préventif des femmes enceintes et qui allaitent, une loi proactive sur l’équité salariale et un programme national de garde à l’enfance. Selon la présidente nationale de l’AFPC, Nycole Turmel, « c’est à nous d’exercer ensemble des pressions sur les pouvoirs publics et les sommer de faire passer les droits de la personne avant les droits des entreprises, les services publics avant les profits et de faire de l’égalité une priorité ». Voilà pourquoi l’AFPC s’investit dans la campagne en faveur des garderies publiques d’un bout à l’autre du pays. Cette campagne est lancée en cette Journée internationale des femmes par le Congrès du travail du Canada.

Au Canada, le taux de participation des femmes au marché du travail est plus élevé que jamais. Il est passé de 44% à 71% entre 1971 et 2001. La garde des enfants, une responsabilité qui incombe principalement aux femmes est un obstacle majeur dans leur quête d’égalité. En effet, tout travail non rémunéré qu’elles effectuent, ce qui englobe l’éducation des enfants, réduit leur disponibilité pour un emploi rémunéré. Ajoutons à ceci deux autres facteurs : le très petit nombre d’employeurs « pro-famille » et le fait que les femmes doivent, beaucoup plus souvent que les hommes, concilier les soins aux parents âgés et d’autres responsabilités.

Si l’on soulève aujourd’hui la question d’un régime de services de garde à l’enfance au Canada, c’est grâce aux efforts que les femmes ont déployés sans relâche pendant des décennies. Il est d’autant plus important d’assurer que nous et nos enfants obtenions ce que nous méritons : une loi sur des services de garde de qualité sans but lucratif et un financement public durable; l’obligation de rendre des comptes à la population conjuguée à des plans comportant des objectifs, des échéanciers et des cibles; et la garantie que les deniers publics sont investis dans les services à l’enfance et non dans les secteurs à but lucratif. Nous ne pouvons laisser les technocrates prendre à huis clos des décisions lourdes de conséquences sur la garde à l’enfance. Nous ne pouvons pas nous permettre le statu quo – un ensemble hétéroclite de services semblable à ce qui existe déjà sans adopter une loi qui oblige à la responsabilisation. Nous ne pouvons non plus accepter un programme qui rend nos enfants vulnérables au marché des mégagarderies et qui peut-être tomberaient sous le joug d’accords tels l’Accord de libre-échange nord-américain.

Or, les promesses du gouvernement dans ce dossier ne sont encore que des voeux pieux. Pourtant, l’argent est là, comme le démontre excédent budgétaire après excédent budgétaire. En cette Journée internationale des femmes, le moment est venu de revendiquer auprès du gouvernement la réalisation de ses promesses et de démontrer quel genre de régime permettra d’assurer des soins de garde à l’enfance de qualité.

Que faire?

Voici ce que vous pouvez faire pour appuyer la campagne en faveur des garderies publiques :

  • Envoyez une carte postale au Premier ministre dès le 8 mars. C’est gratuit et facile à faire. Vous pouvez obtenir ces cartes postales au bureau régional de l’AFPC.
  • Organisez l’envoi massif de cartes postales par l’entremise de votre milieu de travail ou de votre Comité régional des femmes, et encouragez la participation de votre entourage.
  • Distribuez les fiches documentaires et les affiches du CTC disponibles sur le site Web du CTC.
  • Vous pouvez aussi envoyer un fax à votre député ou votre députée du site suivant du CTC.

Pour obtenir plus de renseignements sur le Programme des femmes, veuillez communiquer avec Aalya Ahmad, l'agente du Programme des femmes.

Mise à jour : 07/03/05