Demande introductive d’instance déposée devant la Cour
fédérale
Il y a deux ans, en novembre
2000, l’AFPC déposait une demande d’instance au nom de ses membres
anciens et actuels, ayant travaillé ou travaillant pour sept employeurs
distincts assujettis à la Partie II de la Loi sur les relations de
travail dans la fonction publique, alléguant que les rajustements
paritaires fédéraux devraient s’appliquer également à ces employeurs. La
cause a connu des débuts difficiles à la suite des contestations
judiciaires qu’a entreprises le gouvernement fédéral pour faire rejeter
la demande.
Les conseillers juridiques des
deux parties se sont réunis et ont établi un calendrier pour les
différents stades du processus judiciaire entourant la demande. Voici
les principales étapes prévues pour la prochaine année.
·
Les parties
doivent présenter leurs affidavits de documents avant le 28 février
2003.
·
Les parties doivent présenter toutes
motions concernant la production de documents au plus tard le 31 mars
2003.
·
Les interrogatoires préalables doivent
être complétés avant le 30 juin 2003.
·
Les parties doivent déposer toutes
motions au sujet de questions découlant des interrogatoires préalables
au plus tard le 31octobre 2003.
·
Si le syndicat désire la tenue d’une
conférence préparatoire, il doit en faire la demande avant le 30
novembre 2003.
Même si le calendrier a été
établi, il n’est pas définitif. L’une ou l’autre partie peut faire une
demande au juge responsable de la gestion de l’instance pour qu’il soit
modifié. D’autres actions peuvent aussi faire changer le calendrier.
Après avoir tenté en vain à
trois reprises de faire rejeter la cause de l’AFPC sans audition par la
Cour fédérale, le gouvernement a donné à entendre qu’il pourrait tenter
d’en retarder l’audition jusqu’à ce que la plainte en matière de droit
de la personne dont il est question ci-dessous ait été entendue.
Plainte au motif de l’équité
salariale déposée devant la Commission canadienne des droits de la
personne
Plus tôt cette année, l’AFPC a également déposé une
plainte devant la Commission canadienne des droits de la personne
(CCDP), alléguant que le Conseil du Trésor faisait preuve
de discrimination en refusant d’appliquer les rajustements
paritaires aux employé-e-s travaillant pour des employeurs
distincts. La plainte vise également des employé-e-s travaillant
chez certains employeurs distincts assujettis au Code canadien
du travail, représentés par le syndicat. Le syndicat a déposé
la plainte pour s’assurer que toutes les possibilités avaient
été explorées pour obtenir l’équité salariale.
Les employeurs ont présenté une
première réponse à cette plainte. L’AFPC a pour sa part réitéré sa
position selon laquelle cette plainte devrait être laissée en suspens
jusqu’à ce que la demande devant la Cour fédérale soit réglée.
L’AFPC est d’avis que la demande
devant la Cour fédérale devrait être d’abord entendue et que la plainte
en matière de droit de la personne devrait être laissée en suspens parce
que les questions liées à la Charte, soulevées devant la Cour fédérale,
constitueront un important fondement pour résoudre la plainte déposée
devant la CCDP. La tentative du gouvernement de retarder la demande par
toutes sortes de batailles juridiques inutiles n’est qu’une de ses
nombreuses tactiques servant à éviter l’équité salariale – des tactiques
qu’il a eu le temps de perfectionner durant les 16 années qu’a duré la
plainte contre le gouvernement fédéral au motif de l’équité salariale.
Malheureusement, cette cause ne
se réglera pas rapidement. Selon nous, lorsque le syndicat aura enfin la
chance de défendre sa cause devant la Cour fédérale, cette étape devrait
durer environ deux ans. Une fois que la décision sera rendue, les
parties pourront interjeter appel. Cependant, même s’il faudra beaucoup
de temps pour obtenir une décision, les membres peuvent s’encourager en
pensant aux résultats que nous avons obtenus grâce à notre persistance
dans notre plainte contre le gouvernement fédéral.
Nous publierons des mises à jour
au besoin sur l’évolution de cette cause.
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