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Faits
nouveaux dans la lutte pour parvenir à l’équité salariale
au Musée
canadien des civilisations
L’employeur
a informé l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) de son
retrait du comité patronal-syndical d’évaluation des postes; ce comité a
consacré les deux dernières années à l’élaboration d’un nouveau plan non
sexiste d’évaluation des postes pour le Musée des civilisations.
L’employeur a également réaffirmé son intention de recourir au plan
Wyatt d’évaluation des postes, un système déjà discrédité par le passé.
Depuis la mise en œuvre
unilatérale du plan Wyatt par le Musée, en 1997, l’AFPC a saisi toutes
les occasions possibles de faire valoir son opposition à cette
initiative. La Commission canadienne des droits de la personne (CCDP)
avait déjà exprimé des réserves quant au plan Wyatt, quatre ans avant sa
mise en application par le Musée quand, à la suite d'une analyse
détaillée du système, elle avait jugé qu’il était sérieusement
défectueux parce qu’il ne mesurait pas d’importants aspects du travail
habituellement fait par des femmes. L'AFPC s’est donc inquiétée
sérieusement quand le Musée a choisi ce plan pour évaluer le travail
fait par nos membres. Lorsque l’employeur a systématiquement repoussé
nos tentatives pour discuter de la question durant la négociation de
notre première convention collective, nous avons déposé une plainte
de négociation de mauvaise foi auprès du Conseil canadien des
relations industrielles, le 18 février 1997. Non seulement l’employeur
était-il décidé à imposer un plan discriminatoire d’évaluation des
postes à nos membres, mais encore refusait-il de fournir au syndicat les
renseignements nécessaires à l’évaluation du plan et de négocier des
taux de rémunération appropriés.
En mai 1997, nous avons
accepté de retirer notre plainte en échange d’un engagement de la part
de l’employeur d’engager des discussions sérieuses avec le syndicat pour
modifier le plan, afin qu’il « reflète le travail de tous les
employé-e-s de façon juste et équitable » [traduction] Les discussions
qui suivirent furent tout à fait désastreuses. L’employeur s’est fait
attendre, a fourni des réponses évasives, a refusé de rencontrer, a
cherché à dissimuler des renseignements au comité et éventuellement il
est devenu hanté par l’obsession de faire cadrer le plan d’évaluation
avec les « valeurs » organisationnelles du Musée.
Malheureusement étant donné
qu’aucun des membres du comité, du côté patronal, n’avait la moindre
idée de la nature de ces valeurs, l’examen effectué conjointement s’est
avéré un échec monumental. L'AFPC s’est promptement retirée du comité et
a déposé une seconde plainte, cette fois à la Commission
canadienne des droits de la personne, visant à identifier et à résoudre
toutes les iniquités salariales dues à la mise en œuvre du plan Wyatt,
depuis le 1er avril 1997, date d’entrée en vigueur du plan.
À l’automne 2000, afin
d’obtenir l’équité salariale pour nos membres du Musée le plus
rapidement possible, l’AFPC a accepté avec une certaine réserve de
participer à une deuxième ronde de discussions avec l’employeur
concernant le plan Wyatt. Cette fois, des experts en parité salariale
de la CCDP offriraient de la formation aux membres du comité, les
aideraient lorsque nécessaire et la plainte relative à l’équité
salariale de l'AFPC ne serait pas retirée. L’employeur fournirait tous
les renseignements requis au comité et le processus de révision serait
clair et transparent.
Dès le début de ses
délibérations, le comité a reconnu que le plan Wyatt présentait
tellement de failles qu’il était irrécupérable et on a amorcé
l’élaboration d’un nouveau plan d’évaluation des postes adapté aux
besoins spécifiques et uniques de tous les employé-e-s du Musée. Durant
les deux années qui ont suivi, grâce en très grande partie au travail
acharné et à la détermination des représentantes et représentants de
l'AFPC, on a développé un plan qui, tout en corrigeant les failles du
plan Wyatt, relevées par le syndicat et la CCDP, reconnaissait et
valorisait les rôles et emplois uniques des employé-e-s du Musée.
Nous attendions avec
impatience l’occasion de mettre ces deux années de travail à l’essai
quand l’employeur a informé le syndicat qu’il avait l’intention
d’abandonner les travaux accomplis jusqu’à maintenant, par le comité, et
de réaffirmer son adhésion au plan Wyatt, déjà si discrédité, à moins
que l'AFPC n’abandonne son droit d’identifier et de résoudre les
problèmes posés par les pratiques salariales discriminatoires résultant
de la mise en œuvre, par le Musée, du plan Wyatt en 1997. Chose
incroyable, l’employeur nous dit qu’il continuera ses pratiques
salariales discriminatoires, à moins que nous n’abandonnions notre droit
de nous opposer à ces mêmes pratiques.
La détermination de l'AFPC
face au principe de l’égalité de rémunération pour fonctions
équivalentes est bien connue et elle ne reculera pas. Nous avons donc
informé la Commission canadienne des droits de la personne que, d’après
nous, il n’y a plus aucune possibilité de conclure une entente avec le
Musée des civilisations sur des questions salariales non encore réglées
et qu’elle devrait reprendre son enquête concernant notre plainte. Il
nous tarde de travailler avec la Commission dans ce dossier et nous
croyons que la justice prévaudra. |
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