Bulletin de l’AFPC su l'équité salariale
Le gouvernement fédéral retarde encore une
fois le règlement de la demande de paiement de l'AFPC au titre de l'équité
salariale
Une fois de plus, le gouvernement fédéral préfère investir dans des
procédures juridiques plutôt que d’accéder aux demandes en matière d’équité
salariale. À l’évidence, il n’a tiré aucune leçon de la plainte que l’AFPC
a déposée au motif de l’équité salariale pour le compte de ses membres
relevant du Conseil du Trésor. Son attitude dans ce dossier demeure
inchangée : opposer un refus aux demandes, retarder le processus et,
chaque fois que cela est possible, interjeter appel des décisions.
En novembre dernier, l’AFPC s’est adressée, par voie d’une
déclaration, à la Section de première instance de la Cour fédérale, afin de
réclamer l’équité salariale pour le compte de membres au service d’un
certain nombre d’employeurs distincts. Le gouvernement fédéral a alors
déposé une requête en vue de faire rejeter notre demande avant qu’elle ne
soit entendue.
Les parties ont comparu devant le tribunal le 23 mai, après que la première
date d’audience (27 mars) eut été annulée. L’avocat du procureur
général du Canada a allégué qu’on ne devrait pas donner suite à la
contestation judiciaire de l’AFPC pour deux raisons. Premièrement, parce que
cette cause devrait plutôt être soumise à la Commission canadienne des droits
de la personne et, deuxièmement, parce que les motifs de discrimination
invoqués par l’AFPC ne sont pas mentionnés à l’article 15 de la Charte.
L’AFPC a réfuté ces arguments. L’avocat du syndicat a notamment
souligné le fait que le gouvernement s’appuyait sur une mauvaise loi pour
établir sa preuve. Comme l’ont confirmé les tribunaux, on peut tout aussi
bien contester la Charte que déposer une plainte auprès de la Commission
canadienne des droits de la personne, les deux options étant possibles.
Le 14 août, la Cour fédérale a rejeté la requête du gouvernement
fédéral en vue de faire rejeter la déclaration de l’AFPC. Le gouvernement a
interjeté appel de la décision de la Cour. Son appel sera entendu le 23
octobre.
La déclaration de l’AFPC vise les membres travaillant au Bureau du
vérificateur général, au Service canadien du renseignement de sécurité, au
Centre de la sécurité des télécommunications, au Conseil de recherches en
sciences humaines, au Bureau du surintendant des institutions financières, aux
Opérations des enquêtes statistiques et aux Instituts de recherche en santé
du Canada (anciennement le Conseil de recherches médicales).
le 27 septembre 2001
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