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Bulletin de l’AFPC su l'équité salariale
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Le 6 mai 2002 |
Bulletin no. 6 |
L’AFPC accuse le Conseil du Trésor
et les employeurs distincts de discrimination salariale
L’AFPC a déposé une plainte auprès de la Commission canadienne des droits
de la personne (CCDP) alléguant que le Conseil du Trésor fait preuve de
discrimination à l’endroit des employé-e-s de divers employeurs distincts en
ne leur accordant pas les rajustements d’équité salariale, enfreignant ainsi
les dispositions des articles 7 et 10 de la Loi canadienne sur les droits de la
personne (LCDP). Le syndicat prétend aussi que les écarts salariaux entre les
employé-e-s qui exécutent des tâches effectuées majoritairement par des
femmes et ceux qui exécutent des tâches effectuées majoritairement par des
hommes, de valeur égale, auprès d’employeurs distincts, violent aussi les
dispositions de l’article 11 de la LCDP. La plainte précise que si le Conseil
du Trésor n’est pas l’employeur dans ce cas, alors les allégations de
discrimination s’appliquent à chacun des employeurs distincts énumérés
dans la plainte.
Afin de protéger la période de rétroactivité toute entière, le syndicat
a approché la CCDP concernant le dépôt d’une telle plainte au cours de l’année
suivant la délivrance de l’ordonnance de consentement par le Tribunal des
droits de la personne. Cette ordonnance a réglé une plainte de longue date de
l’AFPC contre le Conseil du Trésor au nom de six groupes à prédominance
féminine. La plainte citant le Conseil du Trésor et les employeurs distincts a
été déposée le 9 janvier 2002 après plus d’une année de discussion avec
la Commission.
L’AFPC a déjà déposé une demande introductive d’instance auprès de
la Cour fédérale demandant que l’équité salariale soit appliquée à sept
employeurs distincts visés par la partie II de la Loi sur les relations de
travail dans la fonction publique (LRTFP). Ces employeurs sont également
nommés dans la plainte de même que 20 autres employeurs visés par le Code
canadien du travail. La plainte reste en suspens jusqu'à la résolution de la
demande introductive d’instance.
La plainte s’applique aux employeurs distincts suivants visés par le Code
canadien du travail : Nav Canada, l’Office canadien du poisson salé, l’Administration
de l’aéroport international de Vancouver, l’Autorité aéroportuaire du
Grand-Toronto, North Peace Airport Services Ltd., Kamloops Airport Ltd., Sydney
Airport Authority, Calgary Airport Authority, City of Timmins Airport, Prince
Rupert Airport Society, Sault Ste Marie Airport Development Corporation, Saint
John Airport Inc., North Bay Airport, l’Hôpital général de Whitehorse,
Weeneebayko Health Ahtuskaywin, le Musée national des sciences et de la
technologie, le Musée canadien de la nature, le Musée des beaux-arts du
Canada, le Musée canadien des civilisations, Serco Facilities Management Inc.
et le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail.
Les sept employeurs dont le nom apparaît à la partie II de la LRTFP et qui
ont été nommés dans la plainte et la demande introductive d’instance sont
le Bureau du vérificateur général du Canada, le Service canadien du
renseignement de sécurité, le Centre de la sécurité des
télécommunications, le Conseil de recherches en sciences humaines, le Bureau
du surintendant des institutions financières, les Opérations des enquêtes
statistiques et les Instituts de recherches en santé du Canada, (anciennement
Conseil des recherches médicales).
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