Bulletin de l’AFPC su l'équité salariale
| N° 5 4
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Le 17
décembre
2002 |
La Cour fédérale rend une décision au sujet du
renvoi en application de l’article 99
En juin 2001, des audiences ont eu
lieu concernant le renvoi en application de l’article 99 devant la Commission
des relations de travail dans la fonction publique (CRTFP). L’AFPC a demandé à
la Commission de déclarer que les rajustements fédéraux au titre de l’équité
salariale constituaient une rémunération à tous égards, sauf pour les deux
points particuliers mentionnés dans l’entente sur l’équité salariale. Le
syndicat demandait qu’une telle déclaration soit faite afin que tous les
avantages liés aux salaires, que renferme la convention collective (notamment,
la protection salariale, la rémunération au titre des congés annuels, le congé
d’études), soient recalculés à la suite des rajustements au titre de l’équité
salariale. (On peut trouver des renseignements supplémentaires au sujet de cette
cause dans le bulletin de l’AFPC sur l’équité salariale n° 46.)
Le président de la CRTFP a ensuite
statué qu’à moins que l’AFPC et le Conseil du Trésor n’arrivent à s’entendre sur
cette question, celle-ci devrait être retournée à la Cour fédérale ou au
Tribunal des droits de la personne. La médiation n’a pas donné de résultats
positifs et le syndicat a décidé de poursuivre l’affaire devant la Cour
fédérale.
Le 13 novembre, un groupe de trois
juges de la Cour d’appel fédérale a entendu notre appel de la décision de la
CRTFP. Le Tribunal a rendu une décision contre le syndicat, la même journée. Le
Tribunal partageait l’avis de la Commission des relations de travail dans la
fonction publique que l’ordonnance sur consentement du Tribunal était
suffisamment ambiguë pour justifier l’interprétation du Conseil du Trésor et
qu’elle ne stipulait pas clairement que tous les avantages liés aux salaires
devaient être recalculés.
Le seul recours possible à la suite
d’une décision de la Cour d’appel fédérale est la Cour suprême. Cependant, la
Cour suprême doit d’abord accorder à l’AFPC le droit d’interjeter appel. La Cour
suprême n’accorde le droit d’appel que dans peu d’affaires au civil et,
habituellement, que dans celles qui auront des répercussions sur le plan
national.
Le syndicat a
étudié minutieusement la décision de la Cour d’appel fédérale. Selon lui, il est
fort peu probable que la Cour suprême l’autorise à interjeter appel dans cette
affaire. Aussi, l’affaire ne sera pas poursuivie davantage.
Bien que la
décision de la Cour d’appel fédérale soit décevante, il en est résulté des
déclarations positives en regard de l’équité salariale et de la question de la
rémunération à tous égards. La Cour d’appel a confirmé qu’un tribunal désigné
aux termes de la Loi canadienne sur les droits de la personne a le
pouvoir d’ordonner que des rajustements au titre de l’équité salariale
constituent une rémunération à tous égards. Même si l’ordonnance de consentement
du tribunal n’allait pas dans ce sens dans cette cause, la décision de la Cour a
des répercussions positives en ce qui a trait à notre plainte contre Postes
Canada (dont un tribunal est encore saisi) et pour d’autres syndicats qui
revendiquent l’équité salariale au palier du tribunal.
L’AFPC
maintient son appui au principe de la rémunération à tous égards. Le syndicat va
également aborder cette question dans son mémoire final au groupe de travail sur
l’équité salariale. Cette année, le groupe de travail a reçu les mémoires de
syndicats, d’employeurs, de groupes de femmes et de particuliers, portant sur
des propositions visant une nouvelle législation sur l’équité salariale. L’AFPC
préconise une loi proactive et une approche portant sur la rémunération à tous
égards. Le mémoire du syndicat sera affiché sur le site Web vers la fin de
décembre.
Équité salariale pour les
employé-e-s à temps partiel
Même si la question du recalcul des
avantages liés aux salaires est réglée, celle des rajustements au titre de
l’équité salariale pour les employé-e-s à temps partiel, reposant sur le nombre
réel d’heures travaillées plutôt que sur leurs heures de travail prévues à
l’horaire, est toujours en suspens.
Au début de 2002, les représentants
de l’AFPC ont rencontré leurs homologues du Conseil du Trésor après que le
syndicat les ait informés qu’il porterait cette question devant les tribunaux.
Même si le Conseil du Trésor avait promis d’examiner cette question plus à fond,
il n’y a eu aucune entente. Nous avons tenu d’autres réunions, mais nous allons
avoir recours aux tribunaux si cette question n’est pas réglée sous peu.
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