
NOTRE CAUSE
D'ÉQUITÉ SALARIALE AU FÉDÉRAL:
POINTS
SAILLANTS DE LA DÉCISION DU TRIBUNAL
- Il s'agit en effet d'une décision
clé, d'une victoire historique pour les travailleuses.
- C'est une victoire retentissante pour
les travailleuses et les travailleurs de la fonction
publique fédérale faisant partie des groupes à
prédominance féminine.
- Le tribunal a conclu que l'article 11
de la Loi canadienne sur les droits de la personne (LCDP)
a été enfreint et qu'il y a effectivement un écart
salarial.
- Nous exhortons le gouvernement à
accepter une fois pour toutes les dispositions de la LCDP
et de mettre en application la décision sans délai.
- L'AFPC est disposée à rencontrer le
Conseil du Trésor immédiatement.
- La décision indique clairement que le
régime de classification archaïque de la fonction
publique fédérale doit être remplacé par un régime
de classification non sexiste qui accordera l'égalité
à part entière à toutes les travailleuses et à tous
les travailleurs de la fonction publique.
- Nous n'avons pas encore de chiffres en
main, mais la décision est assurément bien supérieure
à la dernière offre du Conseil du Trésor.
- L'écart salarial sera calculé en
fonction de la méthodologie de la Commission canadienne
des droits de la personne. Celle-ci ressemble beaucoup à
la méthodologie de l'AFPC.
- La décision est rétroactive au 8
mars 1985 (date de l'annonce de l'étude conjointe sur
l'équité salariale).
- Les rajustements paritaires continus
seront consolidés et feront partie intégrante des
salaires.
- Des intérêts simples seront versés
au regard de chaque année à partir de 1985, et le taux
d'intérêt sera établi en fonction du taux des
Obligations d'épargne du Canada en vigueur le 1er
mars de chaque année faisant l'objet d'une rajustement
salarial. Les intérêts seront versés sur le montant
net des salaires directs, et seront calculés au terme de
chacune des années de la période de rétroactivité.
Les intérêts s'accumuleront jusqu'à ce que les
versements aient été faits.
- Le groupe DA a été scindé. Les
rajustement salariaux seront calculés uniquement pour le
groupe DA-CON.
- Le gouvernement et l'Alliance
disposent d'une période d'un an à compter d'aujourd'hui
pour convenir du total des sommes à verser. Les parties
pourront se présenter à nouveau devant le tribunal si
elles ne peuvent s'entendre sur les sommes à verser.
- Le tribunal a signalé que la question
de savoir si les rajustements rétroactifs aux salaires
directs devraient être réputés des salaires à toutes
fins, c'est-à-dire s'ils auront une incidence sur le
calcul des autres avantages et indemnités, sera réglée
dans le cadre de la phase III de cette procédure.
L'Alliance a cependant discuté de la question avec le
Conseil du Trésor et les parties devraient réussir à
s'entendre sans qu'il y ait d'autres audiences. Même si
une série d'audiences devait s'avérer nécessaire à la
phase III, elle ne devrait pas freiner la mise en
application de la présente décision.
- Notre demande d'une indemnité pour
les dommages subis a été rejetée, tout comme notre
demande d'adjudication des dépens.
Alliance de la fonction
publique du Canada
le 29 juillet, 1998