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Droits de la personne

Groupe de travail du CTC contre le racisme

PROGRÈS ACCOMPLIS PAR
L'ALLIANCE DE LA FONCTION PUBLIQUE DU CANADA

À la fin de 1997, le CTC a publié le rapport de son Groupe de travail contre le racisme, dont la préparation a pris plus de deux ans et qui s'inspirait des mémoires présentés par des syndicalistes autochtones et de minorités raciales visibles de partout au Canada. Le rapport recommandait une série de mesures antiracistes de la part du mouvement ouvrier. Un grand nombre de ces mesures s'appliquent à l'Alliance et le présent document fait le point des progrès accomplis par notre syndicat dans l'atteinte des objectifs établis par ce rapport. Le présent document vise à jeter les bases d'une discussion permanente au sein de notre syndicat sur notre situation actuelle, les progrès à accomplir et la façon d'y parvenir. Notre syndicat est déterminé à poursuivre son travail antiraciste.


Rapport du Groupe de travail du CTC contre le racisme - Recommandations


Progrès accomplis par l'AFPC dans la mise en oeuvre de ces recommandations


LE RACISME AU SEIN DES SYNDICATS

Changement de structure interne

1. Le CTC, ses affiliés, les fédérations du travail et les conseils du travail adoptent un plan d'action interne contre le racisme qui comprendrait des lignes directrices sur les sujets suivants:

  • le recrutement
    • les pratiques d'embauchage et les objectifs relatifs aux conventions collectives
  • les postes permanents et à plein temps
  • l'éducation antiraciste
  • la recherche antiraciste
  • les plans de syndicalisation
  • les stratégies de négociation collective
  • les stratégies de prestation de services
  • un mécanisme de surveillance





Diverses initiatives, décrites ci­après, sont déjà en cours pour donner suite à cette résolution, y compris :
  • L'AFPC a un plan interne d'équité en matière d'emploi qui traite des méthodes de recrutement et d'embauchage pour les postes de durée déterminée et à temps plein.
  • L'AFPC a une politique sur les travailleurs et travailleuses autochtones et élabore en ce moment une politique antiraciste. L'une et l'autre ont été élaborées par des membres autochtones et de minorités raciales visibles.
  • L'AFPC offre un cours en résidence sur les droits de la personne qui traite du racisme.
  • La question du racisme est intégrée à tous les cours de l'AFPC.
  • Les conférences, comités et équipes de négociation collective doivent obligatoirement inclure des membres autochtones et de minorités raciales visibles.

2. Le CTC consacre des ressources humaines et financières à la création d'un service national de la lutte contre le racisme et pour les droits de la personne qui sera doté de son propre budget et auquel ne seront affectés que des travailleurs et travailleuses autochtones et de couleur. Le mandat de ce service consistera notamment à établir des politiques, à réaliser des programmes et à aider les affiliés, les fédérations du travail, les conseils du travail et les syndicats à accomplir des travaux de lutte contre le racisme et pour les droits de la personne.

Bien que cette recommandation concerne le CTC, nous pouvons signaler que l'AFPC a présentement un poste d'agent-e des droits de la personne qui s'occupe des questions de droits de la personne, y compris le racisme. Ce poste a été occupé brièvement pour une durée déterminée par un membre autochtone.

3. Les affiliés et les fédérations du travail affectent des fonds à la création de services de lutte contre le racisme et pour les droits de la personne qui seront dotés de leurs propres budgets et auxquels ne seront affectés que des travailleurs et travailleuses autochtones et de couleur. Le mandat de ces services consistera notamment à établir des politiques, à réaliser des programmes et à aider les syndicats locaux et les conseils du travail à accomplir des travaux de lutte contre le racisme et pour les droits de la personne.

Grâce au plan interne d'équité en matière d'emploi, des autochtones et des membres de minorités raciales visibles sont embauchés dans divers ministères et diverses régions du syndicat. Les objectifs d'équité en matière d'emploi de l'AFPC sont de s'assurer que les questions d'équité soient intégrées à tout notre travail syndical et que les membres autochtones et de minorités raciales visibles soient politiquement forts. L'AFPC a présentement un poste d'agent des droits de la personne qui traite des questions de droit de la personne, y compris le racisme.

4. Le CTC, ses affiliés et les fédérations du travail voient à ce que les autochtones et les personnes de couleur soient représentés au sein de leur personnel à tous les niveaux et dans tous les domaines de l'activité syndicale, tels que les suivants: lutte contre le racisme, recrutement, recherche, éducation, administration, direction, prestation de services, amélioration de la condition féminine, établissement de politiques, solidarité internationale et droits de la personne.

L'AFPC a un plan interne d'équité en matière d'emploi qui traite des méthodes de recrutement et d'embauchage pour les postes à durée déterminée et à temps plein. Ce plan a été élaboré conjointement avec notre syndicat du personnel et signé en février 1995. Lorsqu'un décalage a été établi entre la représentation et la disponibilité au sein d'un groupe professionnel, tous les postes à pourvoir doivent être soumis à un «filtre d'équité» pour déterminer s'ils devraient être désignés pour les membres d'un groupe d'équité. Nous avons décelé une sous-représentation des membres autochtones et de minorités raciales visibles de même que des femmes dans certains groupes professionnels. Entre janvier 1996 et octobre 1997, environ 25 % de la dotation ont été désignés pour un embauchage préférentiel pour les groupes susmentionnés. Un certain nombre de ces dotations sont toujours en cours. Les objectifs d'équité en matière d'emploi de l'AFPC sont de s'assurer que les questions d'équité soient intégrées à tout notre travail syndical et que les membres autochtones et de minorités raciales visibles soient politiquement forts.

Démocratie à l'intérieur des syndicats

1. Le CTC, ses affiliés, les fédérations du travail, les conseils du travail et les syndicats locaux relèvent et éliminent les obstacles systémiques à la pleine participation des autochtones et des personnes de couleur au mouvement syndical en tant qu'élément majeur de leur plan d'action interne contre le racisme.




L'AFPC facilite l'organisation de comités d'action des minorités visibles et d'un réseau autochtone. Ces membres sont consultés sur diverses questions qui les touchent à la fois comme membres de ces groupes et comme syndiqués. En 1996 s'est tenue la première conférence de l'AFPC sur l'unité, organisée par et pour les membres autochtones et des minorités visibles. Cette conférence a fourni un forum pour cerner les problèmes et élaborer des stratégies. Le travail sur le plan interne d'équité en matière d'emploi a également servi à signaler des obstacles au sein de la structure syndicale. De même, le Comité national d'accès à l'égalité, comité permanent du Bureau national de direction, comprend des représentants des autochtones et des minorités raciales visibles.
2. Le CTC, ses affiliés, les fédérations du travail, les conseils du travail et les syndicats locaux adoptent des stratégies globales afin d'assurer la participation des autochtones et des personnes de couleur à toutes les parties de la négociation collective, y compris la négociation de conventions collectives, les conférences sur la négociation, la rédaction des textes des dispositions des conventions collectives, les arrêts de travail, la mobilisation des membres et établissement d'une stratégie de communication avec les médias. Le Règlement 15 des Statuts de l'AFPC régit le processus de négociation collective de l'Alliance. Il stipule que les délégués aux conférences régionales sur la négociation doivent comprendre des représentants de chaque groupe d'équité qui représentent de façon précise les intérêts de ce groupe (par opposition à un autre syndicat). Les comités et les équipes nationaux de négociation sont choisis par les conférences et le Comité exécutif de l'Alliance peut ajouter jusqu'à cinq membres (équité, si non représentés). De même, les membres des groupes d'équité sont exemptés de l'obligation d'occuper un poste syndical pour pouvoir être nommés au sein d'un comité national de négociation ou d'une équipe de négociation.

3. Le CTC et ses affiliés modifient leurs statuts de manière à voir à ce qu'un nombre minimum d'autochtones et de personnes de couleur participent à leurs conférences et à leurs congrès.

À toutes les conférences et à tous les événements de l'Alliance, les organisateurs ont pour mandat de faire tout en leur pouvoir pour s'assurer que les membres des groupes d'équité soient non seulement représentés mais reçoivent un traitement spécial. À certains événements, tels que nos conférences nationales des femmes, des sièges sont réservés pour les membres autochtones et de minorités raciales visibles. Le Congrès est un forum délégué et la représentation incombe en fin de compte aux instances qui élisent les divers représentants.

4. Les affiliés modifient leurs statuts de manière à assurer une représentation équitable des autochtones et des personnes de couleur au sein de leurs comités et conseils exécutifs, de leurs comités permanents, de leurs groupes de travail, de leurs commissions et autres organes et de leurs délégations internationales.

La plupart des nominations aux types d'instances envisagées par cette recommandation ne sont pas déterminées par les Statuts. L'AFPC a nommé des membres de minorités raciales visibles et autochtones à des comités de la Fédération et nous sommes l'un des rares syndicats avec un représentant aux quatre groupes de travail du CTC sur les droits de la personne, y compris les groupes de travail sur les autochtones et les minorités visibles.
5. Le CTC, ses affiliés, les fédérations du travail, les conseils du travail et les syndicats locaux adoptent des politiques internes stipulant que les dirigeants et dirigeantes nommés et élus et les permanents et permanentes doivent mettre en pratique les énoncés de principe sur la lutte contre le racisme et les droits de la personne pour pouvoir occuper leurs postes au sein de ces organisations syndicales. L'article 5 des Statuts de l'AFPC stipule que chaque membre a le droit d'être à l'abri d'actions ou d'omissions de la part du syndicat ou d'autres membres qui seraient discriminatoires à l'égard de la race et à l'abri de harcèlement de cette nature. La politique sur le harcèlement aux événements et aux réunions du syndicat traite également de la question du harcèlement de diverses natures. Un comportement raciste de la part de tout membre serait sanctionné par l'article 25 et le Règlement 19, portant tous deux sur la discipline.

6. Les affiliés réalisent un sondage auprès de leurs membres pour déterminer le nombre des autochtones et des personnes de couleur en leur sein et présentent un rapport à ce sujet pendant chaque Assemblée statutaire du CTC. Ce rapport doit comprendre, outre les résultats du sondage, de l'information sur les initiatives syndicales de lutte contre la discrimination et le harcèlement racial en milieu de travail.

Les membres des minorités raciales visibles et autochtones seront invités et encouragés à s'identifier en vue de leur inclusion dans une liste d'envoi centrale pour chaque groupe, qui est utilisée dans notre processus de consultation. Un certain nombre de discussions ont évoqué la possibilité d'une initiative plus générale de déclaration volontaire.
7. Le CTC, ses affiliés, les fédérations du travail, les conseils du travail et les syndicats locaux affectent des ressources humaines et financières aux activités d'organisation menées par les autochtones et les personnes de couleur, y compris l'organisation de délégations et de forums antiracistes entre les congrès.
  • Le premier Comité d'action des minorités visibles de l'AFPC a été créé en 1989 dans la région de la capitale nationale. Depuis lors, un certain nombre de comités semblables ont vu le jour. Dans la plupart des cas, des membres autochtones font partie de ces comités et dans certaines régions, généralement par suite d'une faible représentation, les membres autochtones et des minorités raciales visibles font partie d'un comité général des droits de la personne. Le personnel régional est affecté à travailler avec ces comités et à faciliter leurs activités. Par suite de notre adoption récente d'une structure régionale, le mécanisme de distribution des ressources financières n'a pas encore été déterminé.
  • En 1996 s'est tenue la première conférence de l'AFPC sur l'unité, organisée par et pour les membres autochtones et de minorités raciales visibles. Cette conférence a servi de forum pour cerner les problèmes et élaborer des stratégies.
  • L'AFPC a une politique sur les travailleurs et travailleuses autochtones et une politique antiraciste de l'AFPC est en voie d'élaboration. L'une et l'autre ont été élaborées par des membres autochtones et de minorités raciales visibles.

Éducation

1. Le CTC et ses affiliés dressent sans tarder un plan d'action sur l'éducation antiraciste dont les éléments comprendront l'intégration d'analyses antiracistes aux cours existants, I'établissement de cours et de documents antiracistes, la création de trousse d'auto-éducation des dirigeants et dirigeantes et des permanents et permanentes, et la prestation périodique de cours de lutte contre le racisme.




L'Alliance offre un cours en résidence sur les droits de la personne qui traite de la question du racisme. De même, dans deux régions des membres de minorités raciales visibles ont préparé des cours pour traiter de cette question. Un filtre antiraciste est utilisé pour la révision de tous les cours au fur et à mesure de leur examen périodique. Plusieurs exposés ont été présentés au Bureau de direction national et au Comité exécutif de l'Alliance par des membres et des militants autochtones et de minorités raciales visibles. Sur une période de quatre ans, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, un cours en résidence de quatre jours et demi sur les droits de la personne qui traite du racisme a été offert aux employés. Les coanimateurs étaient un militant et éducateur d'une minorité raciale visible et un employé blanc.

2. Le CTC, ses affiliés et les fédérations du travail établissent des cours à l'intention des travailleurs et travailleuses autochtones et de couleur qui porteront sur des questions ayant trait au pouvoir, au privilège et à la marginalisation. Ces cours engloberont des stratégies destinées à accroître la participation aux syndicats et à l'ensemble de la société. Ils seront établis et donnes par des personnes autochtones et de couleur.

Tel que mentionné plus haut, des membres de minorités raciales visibles ont préparé des cours sur le racisme dans deux régions. De même, des cours de l'Alliance sont en voie de préparation et de diffusion par notre réseau d'animateurs de l'Alliance, qui comprend des membres autochtones et de minorités raciales visibles. Nous avons l'habitude d'inclure des membres directement touchés par certaines questions dans la préparation des cours et d'autres matériels.
3. Le CTC, ses affiliés, les fédérations du travail et les conseils du travail établissent en priorité des documents antiracistes que les travailleurs et travailleuses de lieux syndiqués et non syndiqués pourront employer pour s'organiser entre eux. Ces documents seront établis de concert avec des travailleurs et travailleuses des communautés autochtones et de couleur. L'Alliance a élaboré certains matériels éducatifs, notamment des affiches et des vidéos, qui traitent du racisme et qui marquent les journées d'équité (21 mars, journée antiraciste, 21 juin, journée de solidarité autochtone et 10 décembre, journée des droits de la personne). Tous les matériels sont élaborés en consultation avec des militants autochtones et de minorités raciales visibles.

4. Le CTC, ses affiliés et les fédérations du travail adoptent sans tarder des lignes directrices sur l'évaluation et le contrôle des ateliers de lutte contre le racisme dans le cadre de leurs sessions de formation respectives. Un rapport sur le nombre des ateliers de lutte contre le racisme qui auront été tenus sera présenté pendant le congrès de chacune de ces organisations.

Des rapports sur les cours offerts par notre section de l'éducation sont préparés quatre fois l'an pour notre Conseil national d'administration et sont disponibles au congrès.

5. Le CTC, les fédérations du travail et les conseils du travail financent des centres d'éducation et d'orientation contre le racisme qui donneront des conseils et une aide aux victimes de racisme et assureront leur défense.

Dans certaines régions, l'Alliance collabore avec des organisations communautaires à des travaux antiracistes. L'AFPC n'est pas en mesure de fournir un financement direct pour de nouvelles initiatives. Nous estimons cependant qu'il s'agit là d'une suggestion valable et nous nous engageons à examiner attentivement comment nous pourrions collaborer avec le CTC à un projet de cette nature.
6. Le CTC, ses affiliés et les fédérations du travail qui ont des services éducatifs engagent des autochtones et des personnes de couleur expressément afin d'intégrer à la formation syndicale l'optique et l'analyse antiracistes. Des cours de l'Alliance sont en voie de préparation et de diffusion par notre réseau d'animateurs de l'Alliance, qui est représentatif des membres autochtones et de minorités raciales visibles. En outre, notre plan interne d'équité en matière d'emploi traite, dans son éducation, de la question de la dotation.

Recherche

1. Le CTC, de concert avec les instituts progressistes d'analyse des politiques et ses affiliés, finance la réalisation d'un projet d'un an devant engager l'intégration à long terme de l'analyse antiraciste aux travaux relatifs aux politiques publiques en vue de créer un centre national de recherche contre le racisme. Ce projet consistera notamment à déterminer les organisations qui accomplissent des travaux semblables au Canada et dans d'autres parties du globe.

 

2. Le CTC, de concert avec les universités, les collèges communautaires, les conseils du travail et les organisations antiracistes du Canada, crée des centres régionaux de recherche contre le racisme qui seront accessibles à la population travailleuse.
 

3. Le CTC, de concert avec des groupes communautaires et ses affiliés , finance la réalisation d'un projet de recherche d'un an sur les contributions apportées par les membres autochtones et de couleur à leurs organisations respectives.
 

4. Le CTC publie un bulletin trimestriel de la recherche antiraciste qui comprendra des renseignements sur le logement, I 'éducation, I'immigration, le système juridique, la santé, les médias et la participation à la population active. Le bulletin présentera, du point de vue des travailleurs et travailleuses, une analyse des effets des politiques des entreprises, des gouvernements et des syndicats sur les personnes de couleur et les autochtones.

Le CTC étudie la question.

5. Le CTC, ses affiliés et les fédérations du travail engagent des autochtones et des personnes de couleur au sein de leurs services de la recherche et des politiques.

Voir nos précédents commentaires sur le plan interne d'équité en matière d'emploi.

6. Le CTC crée une bibliothèque et une banque de données sur la lutte contre le racisme qui comprendront la jurisprudence, les causes arbitrales, les rapports et les ouvrages pertinents, et les rend accessibles à la population étudiante, aux groupes communautaires et à tous les travailleurs et travailleuses syndiqués et non syndiqués.

Le CTC étudie la question.

Stratégie de communication

1. Le mouvement syndical crée des bulletins et d'autres publications sur la lutte contre le racisme et les met à la disposition des membres des syndicats, des étudiants et étudiantes et des militants et militantes communautaires. Toutes les publications doivent présenter le point de vue de la population travailleuse sur les questions sociales, économiques et politiques.




Les publications de l'Alliance sont généralement offertes au public. Les matériels portant sur les questions d'équité sont distribués aux militants et aux organisations de la collectivité à titre de renseignements sur nos travaux.

2. Le CTC et ses affiliés, de concert avec des groupes communautaires, financent des centres de documentation antiracistes afin d'aider les syndicats à produire et à distribuer des documents audiovisuels et des renseignements. Ces centres donneront à de jeunes militants et militantes l'occasion de recevoir une formation et d'établir des stratégies alternatives de communication avec les médias.
 

3. Le CTC, ses affiliés, les conseils du travail et les syndicats locaux financent chaque année le passage dans les médias de messages d'intérêt public sur le racisme et les droits de la personne à l'occasion de journées d'action telles que la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale (21 mars), du Mois du patrimoine africain (février), de la Journée internationale de la femme (8 mars), du Jour d'expression nationale de solidarité à l'égard des autochtones du Canada (21 juin), de la Journée des réfugiés (4 avril), de la Journée des droits de l'homme (10 décembre) et des Journées de fierté des lesbiennes et gays.

L'Alliance marque ces journées par des publications internes depuis plusieurs années. À l'occasion, nous avons publié des annonces, ces jours­là, dans les publications communautaires.

4. Le CTC finance la réalisation d'un projet de communication antiraciste de six mois s'adressant aux jeunes autochtones et de couleur. Ce projet portera sur le rôle des syndicats en tant qu'organisations de la base dans la lutte pour les droits à l'égalité, les droits sociaux et la démocratie.

Le CTC étudie la question.

Recrutement

1. Le CTC et ses affiliés dressent et réalisent un plan d'action visant à accroître les effectifs des syndicats en syndiquant les autochtones et les personnes de couleur qui travaillent dans des lieux non syndiqués. Ce plan comprendra un volet de sensibilisation au racisme et au sexisme afin de rendre les syndicats et les lieux de travail plus accueillants et de favoriser la participation de tous les nouveaux membres à toutes les activités professionnelles et syndicales. Un rapport à ce sujet sera présenté pendant l'Assemblée statutaire du CTC et les congrès des autres organisations syndicales.




L'AFPC se livre traditionnellement à un important travail d'organisation dans le nord et cible présentement les employés des conseils de bande des Premières nations. En outre, nous recrutons activement des organisateurs autochtones dans le secteur des casinos où la présence des Premières nations est importante, tels que le Centre des visiteurs du Klondike. Des organisateurs autochtones sont présentement à l'oeuvre dans les campagnes des conseils de bande dans la région Atlantique.

2. Le CTC, ses affiliés, les fédérations du travail et les conseils du travail sensibilisent les travailleurs et travailleuses de concert avec les organisations de lutte contre le racisme, de jeunes, de femmes, de lesbiennes, de gays et de personnes handicapées afin de contribuer à l'élimination de la discrimination systémique dans les lieux de travail syndiqués et non syndiqués. En collaboration avec des groupes communautaires, le mouvement syndical mènera, à l'occasion de journées d'action, des activités mettant en évidence des employeurs dont les pratiques sont discriminatoires.

L'appui de l'Alliance à de tels événements communautaires fait partie de nos plans d'organisation régionaux visant à rehausser l'image de l'AFPC dans les régions. Ces plans sont financés et en cours dans la plupart des régions pour 1998.

3. Le mouvement syndical adoptera et réalisera un plan de recrutement antiraciste, les femmes, les hommes et les jeunes autochtones et de couleur participant à toutes les étapes de l'établissement et de la mise en oeuvre de ce plan. Celui­ci comprendra un important élément de syndicalisation des autochtones et des personnes de couleur.

Nous avons utilisé certains aspects de l'organisation antiraciste dans diverses initiatives et divers matériels. Ce fut notamment le cas dans le secteur des casinos des Premières nations.

4. Le CTC, ses affiliés et les fédérations du travail engageront sans tarder des autochtones et des personnes de couleur pour qu'ils accomplissent à plein temps des travaux de syndicalisation de manière à témoigner de l'engagement du mouvement syndical à établir un fort partenariat avec ces deux communautés et à reconnaître leur apport linguistique et culturel à la syndicalisation.

L'Alliance a un membre autochtone travaillant comme organisateur dans la région Atlantique. Nous avons également des membres autochtones comme organisateurs de la première campagne nationale de privatisation des hôpitaux au Québec.

5. Le CTC, ses affiliés et les fédérations du travail font participer les jeunes autochtones et de couleur à toutes les initiatives de formation de recruteurs syndicaux dans les différentes régions du pays.

Les cibles de recrutement de l'Alliance pour la formation d'organisateurs dans les régions comprend des membres autochtones et de minorités raciales visibles.

LE RACISME DANS NOS COLLECTIVITÉS

Racisme en matière d 'emploi

Le groupe de travail recommande que :

1. Les syndicats luttent contre le racisme en milieu de travail en négociant, à chaque tour de négociations, I'intégration aux conventions collectives de dispositions antiracistes répondant aux principes de l'équité en matière d'emploi. Les syndicats doivent appuyer les négociations collectives des sections locales en leur signalant des textes de convention collective antiracistes et des percées relatives aux plans d'équité en matière d'emploi. Ils doivent aussi dresser des plans d'équité en matière d'emploi avec la participation de personnes de couleur et d'autochtones.






L'Alliance a une demande d'équité en matière d'emploi à la table cadre (avec la fonction publique fédérale). De même, nous sommes à élaborer des outils pour nos membres qui participent à l'élaboration et à la mise en oeuvre de plans d'équité en matière d'emploi.

2. Le mouvement syndical renforce son engagement et se prononce publiquement en faveur de l'adoption de lois sur l'équité en matière d'emploi en tant qu'éléments clés de la lutte contre le racisme systémique.

L'Alliance n'a cessé de réclamer une loi d'équité en matière d'emploi assortie de mécanismes appropriés de mise en vigueur. Ces réclamations ont revêtu différentes formes dont des mémoires aux comités parlementaires.

3. Le mouvement syndical collabore avec des groupes communautaires à l'établissement d'une stratégie à court terme et à long terme visant à renforcer les bases législatives fédérales et provinciales de l'équité en matière d'emploi. Cette stratégie doit comprendre la participation des membres des syndicats locaux et des militants et militantes communautaires de la base aux pressions faites en vue de l'adoption de lois sur l'équité en matière d'emploi.

L'Alliance fait partie du comité spécial du CTC sur l'équité en matière d'emploi, qui est composé de membres des Comités de la condition féminine et des droits de la personne du CTC. Ce comité a commencé de travailler avec des organisations communautaires sur l'équité en matière d'emploi.

4. Le CTC publie annuellement un bulletin sur l'équité en matière d'emploi présentant une analyse des liens entre la lutte contre le racisme et pour l'égalité et les droits collectifs des travailleurs et travailleuses, les droits syndicaux et la solidarité en milieu de travail. Cette analyse doit être fondée sur l'expérience vécue par les travailleurs et travailleuses en milieu de travail.

Le CTC étudie la question.

Racisme et immigration

1. Le CTC établisse un énoncé de position comprenant une analyse politique du débat public qui se déroule actuellement au Canada au sujet de l'immigration et des réfugiés et réfugiées. Cet énoncé doit indiquer des solutions de rechange en matière de politiques et comprendre des recommandations sur les moyens de faire appuyer par le public des politiques publiques progressistes sur l'immigration et les personnes réfugiées.




Le CTC étudie la question.

2. Le CTC et ses affiliés présentent un énoncé de position au gouvernement fédéral pour attirer son attention sur les liens entre les politiques que le gouvernement appuie dans le Sud et leurs effets déstabilisateurs tels que l'arrivée de réfugiés et réfugiées dans les pays du Nord.
 

3. Le CTC, ses affiliés, les fédérations du travail et les conseils du travail tiennent une conférence pour discuter de la cession des programmes d'aide à l'établissement par le gouvernement fédéral aux provinces et aux municipalités. Cette conférence doit servir à établir une stratégie syndicale sur l'immigration qui comprendra un plan d'action visant les politiques d'immigration à tous les paliers de gouvernement.
 

4. Le CTC établisse un énoncé de position comprenant des recommandations sur les moyens d'améliorer les lois et règlements régissant l'application des politiques sur l'immigration et les personnes réfugiées.

Le CTC étudie la question.

Racisme et éducation

1. Le CTC, ses affiliés et les fédérations du travail collaborent avec les syndicats des enseignants et enseignantes à l'intégration de l'éducation syndicale et antiraciste aux programmes des écoles, des collèges communautaires et des universités.

 

2. Le CTC et ses affiliés ainsi que les syndicats des enseignants et enseignantes financent un projet de recherche visant à analyser les liens entre le racisme systémique, la discrimination fondée sur la classe sociale et d'autres formes de racisme dans le système scolaire canadien. On produira un énoncé de position dans le cadre du projet. II faut que les recommandations que comprendra cet énoncé indiquent des mesures concrètes que les syndicats prendraient à moyen terme et à long terme.
 

3. Le CTC organise, de concert avec les syndicats représentant les enseignants et enseignantes et les aides-enseignants et aides­enseignantes, un forum qui aura lieu avant l'Assemblée statutaire de 1999 du CTC pour discuter de moyens d'intégrer au système d'éducation le rôle positif que les syndicats, les autochtones et les personnes de couleur jouent dans la société.

Le CTC étudie la question.

Racisme et logement

1. Le CTC, ses affiliés et les fédérations du travail demandent aux gouvernements fédéral et provinciaux de réaliser une étude sur les répercussions du manque d'accès au logement des personnes autochtones et de couleur.

 

2. Le CTC, ses affiliés et les fédérations du travail collaborent avec les autochtones pour faire pression sur les gouvernements de tous les paliers afin qu'ils améliorent les conditions de logement dans les collectivités autochtones.
 

Racisme en politique

1. Le CTC organise, de concert avec les chefs d'organisations communautaires, une table ronde rationnelle sur les droits des autochtones afin de discuter des recommandations au sujet de l'autodétermination que comprend le rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones.




Le CTC étudie la question.

2. Le CTC aide les personnes de couleur à créer une organisation nationale de lutte contre le racisme qui servira à proposer des politiques publiques et à analyser les politiques gouvernementales et leurs répercussions sur la communauté de couleur.

Le CTC étudie la question.

3. Le CTC affecte des ressources humaines et financières pour aider des organisations antiracistes à organiser des campagnes politiques sur les politiques sociales et économiques.

Le CTC étudie la question.

4. Le mouvement syndical fasse pression sur le NPD afin qu'il prenne des initiatives antiracistes internes, notamment en adoptant un plan d'action sur la révision de ses structures et de ses politiques en vue de l'élimination du racisme et des obstacles systémiques qu'elles peuvent comprendre. Ce plan doit inclure des objectifs numériques de représentation au sein de la direction du parti, de ses organes décisionnels et de son personnel et parmi ses candidats et candidates.
 

Racisme dans le système juridique canadien

1. Le CTC, afin de continuer sur la lancée des travaux accomplis par des militants et militantes communautaires en matière de racisme dans le système de justice pénale, coordonne la présentation d'un mémoire officiel aux ministres fédéral et provinciaux de la Justice d'ici décembre 1997. Dans un premier temps, le CTC, ses affiliés, les fédérations du travail et les conseils du travail doivent examiner les mesures qui ont été prises ou qui n'ont pas encore été prises pour donner suite aux recommandations des rapports suivants :

  • Royal Commission on the Donald Marshall Jr. Prosecution
  • Enquête publique sur l'administration de la justice et les populations autochtones (Manitoba)
  • Groupe d'étude sur les relations entre la police et les minorités raciales
  • Commission sur le racisme systémique dans le système de justice pénale de l'Ontario



Le CTC étudie la question.

2. Le CTC coordonne une réunion entre les chefs du mouvement syndical et le ministre fédéral de la Justice pour présenter la position du mouvement syndical sur la sous-représentation des personnes autochtones et de couleur dans les postes de juge, de policier ou policière, d'agent ou d'agente de correction, de procureur de la poursuite et d'autres postes du système juridique canadien. Pendant cette réunion, les chefs syndicaux déposeront des recommandations sur les moyens d'intégrer une analyse antiraciste à la formation et à l'éducation des policiers et policières, des avocats et avocates, des agents et agentes de correction et de toutes les personnes qui participent au système juridique canadien.

Le CTC étudie la question.

3. Le CTC demande que le gouvernement fédéral crée une commission royale chargée d'étudier le nombre démesuré de jeunes autochtones et de couleur dans les prisons canadiennes. Le mandat de cette commission engloberait des questions telles que la famille, la pauvreté, le racisme systémique dans le système juridique, la disponibilité de centres où les jeunes peuvent se rendre après l'école et le nombre des jeunes incarcérés pour des infractions administratives ou criminelles mineures.

Le CTC étudie la question.

Racisme dans les médias

1. Le CTC, ses affiliés et les fédérations du travail communiquent ensemble avec les comités de rédaction des grands médias nationaux et régionaux d'ici l'Assemblée statutaire de 1999 du CTC afin de tenir une réunion pendant laquelle on discutera de questions de racisme systémique, de stéréotypes et de la responsabilité des médias et des entreprises.

 

2. Le CTC se joigne à des organisations nationales telles que le Conseil des Canadiens pour protester contre le fait que les médias canadiens n'appartiennent qu'à une poignée d'individus. Le CTC établira un énoncé de position comprenant une analyse antiraciste de la concentration de la propriété des médias.

Le CTC étudie la question.

3. Les conseils du travail coordonnent la campagne antiraciste à l'occasion des journées d'action du CTC chaque année afin d'attirer l'attention du public sur toute la couverture négative dont les syndicats, les autochtones et les personnes de couleur font l'objet.

À soumettre aux conseils du travail.

Racisme environnemental et santé

1. Le CTC établisse, de concert avec les groupes communautaires progressistes, une campagne d'éducation et de sensibilisation du public au sujet du racisme et de ses effets sur les travailleurs et travailleuses et leurs collectivités.




Le CTC étudie la question.

2. Le CTC établisse un énoncé de politique sur le racisme environnemental et ses répercussions sur les travailleurs et les travailleuses et leur environnement. Cet énoncé doit dénoncer le fait que les entreprises contribuent à mettre péril la vie et l'environnement des autochtones et des personnes de couleur dans le monde entier.

Le CTC étudie la question.

Racisme et questions internationales

1. Le CTC et ses affiliés appuient les efforts faits pour lutter contre le racisme mondial, y compris le racisme systémique et le racisme environnemental. À cette fin, ils doivent réviser dans une optique d'élimination du racisme les positions qu'ils ont adoptées au sein de la CISL, de l'OIT, de l'ONU et des SPI.




Dans nos travaux à l'ISP, nous nous appliquons à intégrer des analyses antiracistes à nos prises de position, conformément à nos politiques.

2. Pour manifester leur solidarité aux travailleurs et travailleuses du Sud, le CTC et ses affiliés établissent des campagnes destinées à dénoncer les entreprises et les institutions financières internationales qui exploitent la main­d'oeuvre dans toutes les parties du globe. Ces campagnes doivent être établies dans l'optique de la population travailleuse et de la lutte contre le racisme.
 

3. Le CTC et ses affiliés créent des publications et des documents de recherche comprenant des renseignements au sujet des répercussions des mesures prises par les institutions financières internationales sur les droits des travailleurs et travailleuses, les programmes sociaux et la démocratie tant au Canada que dans des pays du Sud.

L'Alliance publie des documents et collabore avec d'autres organisations à la publication de documents qui incluent pareilles analyses.

4. Le mouvement syndical favorise la participation des autochtones et des personnes de couleur aux travaux de solidarité internationale. À cette fin, ils doivent notamment appuyer des programmes d'échanges permettant à des travailleurs et travailleuses autochtones et de couleur d'accomplir des travaux de solidarité de la base en Afrique, en Amérique latine, en Asie et en Australie et affecter des permanents et permanentes et des représentants et représentantes aux délégations de solidarité internationale.
 

5. Le CTC, ses affiliés et les fédérations du travail qui ont des services des affaires internationales et des fonds de solidarité internationale engagent des personnes de couleur et des autochtones afin de témoigner de leur engagement à démocratiser nos travaux de solidarité internationale au Canada comme à l'étranger.

L'Alliance n'a pas de service consacré aux affaires internationales.
Mise à jour : 14/05/03