Alliance de la Fonction publique du Canada
 | Accueil  | Plan du site  | Contactez-nous  | Négociations  | Recherche  | Adhérer à l'AFPC  | English  |
Trousse de ratification de l'AFPC-CT
Recevez les nouvelles par courriel

Prénom :

Nom :

Courriel :


Annuler votre abonnement

Pour un Parlement qui marche… il faut un gouvernement responsable dès maintenant!
www.securitealimentaire.ca
Congrès national triennal de l'AFPC 2009
Action Grain
Envoyez un courriel à votre député(e)
Programme d'apprentissage mixte AFPC-AGRHFPC
l'Association des Retraité-e-s de l'Alliance de la Fonction publique
Fonds de justice sociale
Carte MasterCard Mosaik Alliance de la fonction publique du Canada
Coughlin & Associés ltée Assurance-vie Collective

Droits de la personne

Déclaration de l'AFPC à l'occasion de la Journée nationale des Autochtones

Le 21 juin 2008


Éradiquer la violence contre les femmes autochtones

Fiche d'information de l'AFPC
Journée nationale de la solidarité avec les Autochtones , le 21 juin 2008

Il a malheureusement beaucoup été question de la violence contre les femmes autochtones dans les médias au cours des dernières semaines. En quelques jours, on a retrouvé le corps de deux jeunes femmes. Tashina General était enceinte lorsqu'elle est disparue de la réserve des Six Nations en janvier. On a retrouvé son corps dix jours avant de retrouver enfin celui d'Amber Redman dans la réserve de Little Blackbear en mai. Amber manquait à l'appel depuis 2005.

Amnestie Internationale et l'Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) ont fait savoir que les femmes autochtones sont cinq fois plus à risque d'être assassinées que les autres femmes au Canada. Sur la route 16 dans le Nord de la Colombie-Britannique, nommée la « route des larmes », plus de 40 femmes sont disparues ou ont été retrouvées mortes depuis 1974. Presque toutes étaient Autochtones.

L'AFAC, dans le cadre de sa campagne Sœurs d'esprit, est en train de monter une base de données complète des femmes autochtones assassinées ou disparues. Jusqu'en décembre 2007, on avait dénombré 487 cas. Plus de la moitié de ces femmes avaient moins de 25 ans au moment de leur disparition.

Un passé de maltraitance

L'AFAC et Amnestie Internationale ont souligné que les femmes et les enfants autochtones sont plus vulnérables à la violence et aux mauvais traitements en raison des politiques gouvernementales qui les ont séparés de leur communauté et de leur système de soutien traditionnel. Le retrait du statut d'Indienne aux femmes autochtones qui se mariaient avec un non-Autochtone en vertu de la Loi sur les Indiens et le placement forcé des enfants autochtones dans des pensionnats sont des exemples de ces politiques.

Ces politiques ont entraîné l'érosion de la culture, le déplacement de générations de femmes autochtones, la séparation d'enfants de leurs parents et un cycle de pauvreté qui perdure encore aujourd'hui.

La pauvreté est dangereuse

Le revenu annuel moyen des femmes autochtones est de 13 000 $, tandis que celui des hommes autochtones est de 18 200 $ et celui des autres Canadiennes est de 19 350 $. En 2000, 36 % de toutes les femmes autochtones étaient considérées comme vivant dans un ménage sous le seuil de faible revenu tel que défini par Statistique Canada, ce qu'on appelle communément le seuil de pauvreté. Ainsi, beaucoup de femmes autochtones vivent dans des conditions dangereuses, sont très pauvres et sans abri et travaillent dans l'industrie du sexe.

L'Enquête sociale générale de 2004 de Statistique Canada, comme plusieurs autres études, a montré que beaucoup trop de femmes autochtones sont victimes de violence dans leur mariage ou leur union libre. En effet, 24 % des femmes autochtones – soit trois fois plus que les femmes non autochtones – sont victimes de violence de la part de leur actuel ou de leur ancien mari ou leur conjoint de fait.

Une question de droit de la personne

La violence contre les femmes est rarement vue comme un problème lié aux droits de la personne. Cependant, selon Amnestie Internationale, lorsqu'une femme est victime de violence en raison de son genre ou de son identité autochtone, ses droits fondamentaux sont violés. Il en est de même lorsque l'État ne lui offre pas une protection adéquate en raison de son genre ou de son identité autochtone.

Dans la foulée de l'affaire Pickton, de nombreuses forces policières commencent à comprendre que les femmes marginalisées se méfient souvent des agents de police. Pour les femmes autochtones, le recours aux forces policières est associé à l'application de politiques comme le placement forcé des enfants dans des pensionnats. Pour ce qui est des femmes dans l'industrie du sexe, la crainte d'être arrêtées les empêche souvent de signaler des cas de violence et de mauvais traitements.

Selon Amnestie Internationale, le nombre alarmant d'Autochtones disparues ou assassinées indique que les autorités policières au Canada ont souvent manqué de leur fournir une protection suffisante. Toutefois, elles ne sont pas les seules responsables.

Le gouvernement fédéral a un rôle à jouer dans la protection des droits des femmes autochtones. Pourtant, les récentes décisions du gouvernement de Stephen Harper traduisent une inquiétante indifférence envers la sécurité et l'égalité des femmes.

Depuis 2006, le gouvernement Harper a annulé le financement des programmes universels de garde d'enfants et réduit le financement des groupes de femmes qui défendent les intérêts des femmes et effectuent de la recherche sur la violence et d'autres sujets. Les conservateurs ont aussi aboli le Programme de contestation judiciaire qui fournissait aux groupes désavantagés une aide financière pour s'adresser aux tribunaux en cas de violation des droits de la personne. Sur la scène internationale, le gouvernement canadien a refusé de mettre en œuvre l'Accord de Kelowna Accord et de signer la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

La violence contre les femmes autochtones doit être comprise comme une conséquence de la colonisation, du racisme, de la dispersion et de la pauvreté. Le gouvernement fédéral doit écouter les femmes autochtones et reconnaître qu'un passé de maltraitance a mené à la tragédie des femmes autochtones disparues ou assassinées. Nous avons déjà perdu beaucoup trop de consœurs.

– Sources : Stolen Sisters: A human rights response to discrimination and violence against indigenous women in Canada, un rapport de 2004 d'Amnestie Internationale et de l'Association des femmes autochtones du Canada; et des renseignements de l'Institut canadien de recherches sur les femmes et de Statistique Canada


Accueil    Plan du site  Contactez-nous    Négociations    Recherche    Adhérer à l'AFPC    English

Date de modification : 2008/06/20

Alliance de la Fonction publique du Canada | 233, rue Gilmour, Ottawa, ONTARIO CANADA, K2P 0P1, Tél. : 1 888 604-7722 (AFPC) Local : 613-560-4200