Droits de la personne La Journée
des droits de la personne – le 10 décembre
La Journée des droits de la personne marque l'anniversaire
de l'adoption par l'assemblée générale des
Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de
l'homme, en 1948. Il est précisé dans cette déclaration
que les droits de la personne sont universels et que toute personne
possède des droits économiques, culturels, sociaux,
politiques et civils fondamentaux.
Cette année nous avons assisté à la nomination
de la juge de la Cour suprême du Canada, Louise Harbour, au
poste de haut commissaire de l'Organisation des Nations Unies pour
les droits de la personne. Tristement, nous avons aussi constaté
de nombreuses violations des droits de la personne et des atrocités
dans plusieurs pays, dont le Canada.
Parmi les violations des droits de la personne au Canada, on retrouve
celles de l'article 23 de la Déclaration universelle dont
le texte est le suivant :
1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail,
à des conditions équitables et satisfaisantes de
travail et à la protection contre le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à
un salaire égal pour un travail égal.
3. Quiconque travaille a droit à une rémunération
équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à
sa famille une existence conforme à la dignité humaine
et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens
de protection sociale.
4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats
et de s'affilier à des syndicats pour la défense
de ses intérêts.
Au Canada, les provinces de Terre-Neuve et de Colombie-Britannique
ont mis fin au droit de grève des travailleurs et travailleuses
du secteur public, et le gouvernement fédéral a menacé
l'AFPC d'une loi punitive de retour au travail. Des centaines de
milliers de travailleuses et travailleurs n'ont pas encore le droit
à un salaire égal pour travail de valeur égale
et plusieurs subissent en milieu de travail de la discrimination
racial, sexuelle ou basée sur un handicap ou l'âge.
Des violations des droits de la personne, dans certains cas acceptées
par l'état, surviennent chaque jour, notamment envers les
membres des premières nations qui doivent se contenter de
services inférieurs dans les domaines des soins de santé,
de l'éducation, de l'habitation et de l'accès aux
emplois.
Partout dans le monde, les violations des droits de la personne
gardent la même intensité. Être un syndicaliste
est une sentence de mort dans plusieurs pays, dont la Colombie
qui vient en tête de liste à ce chapitre. Plusieurs
membres de l'AFPC ont eu l'occasion d'entendre les propos des syndicalistes
colombiens en mai 2004 lors de la tournée Première
Ligne – le premier projet financé par le Fonds de justice
sociale de l'AFPC.
Parmi les nombreuses tragédies
dans le domaine des droits de la personne à travers le monde,
l'ONU s'est dit d'avis que la pire crise humanitaire se déroulait
présentement dans la région du Darfour au Soudan.
Selon l'ONU, « 1, 45 millions de personnes sont déplacées
dans le Darfour… tandis que 200,000 autres sont réfugiées
dans le pays voisin, le Chad.» OXFAM Canada accomplit beaucoup
de travail humanitaire au Darfour. Cette organisation a récemment
écrit à la présidente de l'AFPC, Nycole Turmel,
la remerciant de la contribution de 25 000 $ versée par l'entremise
du Fonds de justice sociale. Dans la lettre, le directeur gérant
d'Oxfam écrit que « le travail humanitaire et
de représentation des syndicats canadiens démontrent
bien que les syndicalistes canadiens ne resteront pas passifs lorsque
des pays commettent de brutales violations des droits de la personne
contre leurs citoyens et citoyennes.» En célébrant
le 10 décembre, gardons en tête qu'une blessure à
l'un ou l'une de nous est une blessure à tous et que nos
actions –qu'elles soient locales ou globales- peuvent aider à
faire progresser les droits de la personne dans le monde.
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