Droits de la personne
La Journée des droits de la personne - Le 10 décembre

Cette année, la Journée des
droits de la personne
coïncide avec le 20e anniversaire de l'article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés, qui garantit l'égalité à tous les Canadiens et Canadiennes. La Charte comme telle est entrée en vigueur en 1982, mais un délai de trois ans pour la mise en application de l'article 15 a permis au gouvernement fédéral, aux provinces et aux territoires de rendre leur législation conforme à la Charte.
Les contestations fondées sur l'article 15 de la Charte ont permis de réaliser des gains pour des groupes traditionnellement désavantagés. La récente reconnaissance du droit au mariage pour les personnes de même sexe est un exemple. Toutefois, malgré l'article 15, la garantie de l'égalité n'est pas devenue réalité au Canada.
Même si des progrès ont été réalisés depuis 1985, des iniquités de base persistent, et les gouvernements, qui n'ont pas défendu les valeurs fondamentales inscrites dans la Charte, ne s'en préoccupent guère. Les gouvernements n'ont ni adopté des dispositions législatives qui assurent efficacement l'égalité, ni appliqué convenablement les dispositions législatives déjà existantes, ou bien ils en ont adopté de nouvelles qui réduisent les libertés et droits fondamentaux, par exemple la Loi antiterroriste. Le peu de progrès réalisé par rapport à l'égalité est aussi imputable à la difficulté d'intenter des poursuites fondées sur la Charte en raison des coûts élevés et des longs délais que cela implique.
Ainsi, les personnes ayant un handicap n'ont toujours pas accès à certains modes de transport et à certains endroits. Beaucoup de femmes se battent encore pour l'équité salariale. Les personnes étrangères qui immigrent au Canada avec une formation professionnelle sont déqualifiées et sous-payées parce que leur formation n'est pas pleinement reconnue. Les Autochtones, les mères seules, les personnes de couleur et les personnes ayant un handicap affichent des taux plus élevés de pauvreté et de chômage que la majorité des Canadiens et Canadiennes. Il est donc évident qu'il faut exiger des changements pour que la législation sur les droits de la personne et l'égalité soit juste et accessible.
L'AFPC défend depuis très longtemps les droits de la personne et a joué un rôle prépondérant dans la lutte pour l'équité en matière d'emploi, pour l'équité salariale et pour des milieux de travail exempts de harcèlement. Elle a aussi participé activement à l'élaboration et à l'évolution de la législation et de la jurisprudence en matière des droits de la personne.
Même si certains gains ont été réalisés dans ces domaines, les droits de la personne demeurent une priorité pour l'AFPC. Au moyen de la négociation collective, de l'éducation, du Fonds de justice sociale et de l'action politique, l'AFPC voit à ce que les droits de la personne continuent d'être une importante question d'actualité.
Même si elle se réjouit des quelques victoires obtenues depuis l'entrée en vigueur de l'article 15 de la Charte il y a 20 ans, l'AFPC reconnaît la nécessité de continuer à se battre pour une véritable égalité et réaffirme son engagement envers une véritable égalité et les droits de la personne au Canada et dans le monde.
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