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5 mai 2008

Communiqué

Un 4e anniversaire qui n'a rien de réjouissant pour les femmes

Ottawa – Selon l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), le gouvernement Harper refuse de reconnaître la situation inégale des femmes. Pendant ce temps, on enregistre toujours des écarts entre le revenu des hommes et des femmes, des écarts qui ne cessent de se creuser.

« Il est inacceptable que quatre ans après la publication du rapport d'un groupe de travail fédéral sur l'équité salariale, dans lequel on recommandait l'adoption de nouvelles mesures législatives proactives en matière d'équité salariale, les femmes demeurent confrontées à la discrimination salariale », s'insurge Robyn Benson, vice‑présidente exécutive régionale de l'AFPC.

Au milieu des années 1990, les femmes travaillant à plein temps gagnaient en moyenne 72 cents pour chaque dollar gagné par un homme. En 2005, elles ne gagnaient plus que 70,5 cents. Par ailleurs, dans le cas des femmes immigrantes, dont beaucoup sont racialisées, l'écart est beaucoup plus grand.

« Les femmes connaissent la position du premier ministre et du gouvernement qu'il dirige, explique la vice‑présidente Benson. À titre de président de la National Citizens Coalition, en 1998, il a déclaré que l'équité salariale était une escroquerie et que le gouvernement fédéral devrait abroger cette loi ridicule sur l'équité salariale. »

Et d'ajouter : « Ce qui est ridicule, c'est que les femmes se voient priver de leur droit à l'équité salariale parce que leurs plaintes mettent des décennies à se régler sous le régime de la loi actuelle. Ce qui est ridicule, c'est que la loi actuelle ne prévoit rien pour obliger les employeurs à revoir leurs pratiques salariales et à éliminer les salaires discriminatoires. »

Le gouvernement Harper a carrément rejeté les recommandations contenues dans le rapport du groupe de travail. Il a plutôt promis, en 2006, d'accroître l'inspection des milieux de travail, de sensibiliser les employeurs et les employés et de jouer un rôle de médiateur dans les différends. En avril, la vice‑présidente Benson a écrit au ministre fédéral du Travail, Jean-Pierre Blackburn, pour lui demander un rapport d'étape sur ces promesses. Elle n'est toutefois pas très optimiste quant à la réponse qu'elle obtiendra.
 
« Toutes ces pratiques ont été en place depuis plus de 25 ans, rappelle Benson. L'expérience nous a appris à nos dépens qu'elles ne sont pas efficaces. Les promesses du gouvernement ne sont qu'un écran de fumée servant à camoufler le peu de cas qu'il fait de l'égalité économique des femmes. »

« Nous avons besoin d'un gouvernement qui s'engagera à donner suite aux recommandations du groupe de travail en accouchant d'une nouvelle loi proactive sur la rémunération. »

Le groupe de travail fédéral sur l'équité salariale a passé quatre ans à consulter des associations patronales, des syndicats, des groupes de femmes, des organismes voués à la défense des droits de la personne, des universitaires et des spécialistes afin de
 cerner les problèmes que posent les dispositions actuelles régissant l'équité salariale dans la Loi canadienne sur les droits de la personne. Son rapport, rendu public le 4 mai 2004, renfermait des recommandations détaillées concernant la rédaction de nouvelles dispositions législatives sur l'équité salariale.

Renseignements :    
Ariel Troster, Section des communications de l'AFPC 613-560-4273

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Date de modification : 2008/11/18

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