16 juillet 2008
Négociations avec Postes Canada
No 4
Depuis que l'AFPC et la Société canadienne des postes ont signé la convention collective, il y a quatre ans, de nombreux changements ont été apportés à l'organisation du travail et du personnel. La recherche de « souplesse accrue » a donné lieu à des mesures de réorganisation, au recours à du personnel occasionnel ou nommé pour une période déterminée et au transfert de travail à l'extérieur de l'unité de négociation.
En 2006, les sections Gestion des ressources humaines (GRH) et Production, contrôle et rapports (PCR) ont été réorganisées et de nouveaux systèmes de compte rendu ont été mis en place. Si les attentes de la Société ont augmenté ainsi que les charges de travail, il restait bien peu de gens pour effectuer du travail plus complexe. En 2002, par exemple, 50 postes ont été créés à Montréal pour faire face au surplus de travail. Aujourd'hui, seulement 17 postes existent encore, et le travail n'a pas diminué.
Les membres se trouvent maintenant dans la situation où ils doivent suivre de près et corriger le travail effectué à l'extérieur de l'unité de négociation, du travail qu'ils faisaient auparavant.
Même si l'AFPC reconnaît que certaines situations exigent le recours à du personnel occasionnel ou nommé pour une période déterminée, elle s'inquiète du fait que la pratique se répand et estime qu'il faut plutôt doter des postes pour une période indéterminée.
De plus, le « bénévolat » ne règle pas le problème. Étant donné le surplus de travail, les membres donnent de leur temps. Ils prolongent leur journée pendant la semaine ou viennent travailler la fin de semaine pour donner un coup de main. Or, comme ce travail n'est pas comptabilisé, la Société n'éprouve pas le besoin d'embaucher du personnel, car le travail se fait. Si le travail est important, il faut le reconnaître et rémunérer les employées et employés en conséquence.
Le public tout comme l'employeur ont pu constater à maintes reprises l'expertise des travailleuses et travailleurs de la Société canadienne des postes. Afin de protéger le travail de nos membres, l'AFPC cherche à garantir qu'il n'est pas confié à des personnes travaillant à l'extérieur de l'unité de négociation. Le libellé proposé de la convention collective est le suivant :
7.01 Travail dans l'unité de négociation
(a) Le travail accompli normalement et régulièrement par une employée de l'unité de négociation de l'AFPC ne peut être accompli de façon régulière par une autre employée de la Société à l'extérieur de l'unité de négociation, à moins que ce travail ne fasse véritablement partie des fonctions de cet [sic] employée. De même, à moins de dispositions contraires dans la convention collective, une employée de l'unité de négociation ne peut être tenue d'exécuter des fonctions à l'extérieur de celle-ci.
(b) La Société s'engage à ne pas offrir en sous-traitance le travail accompli par les employées de l'unité de négociation.
Certaines protections sont prévues dans la convention collective en vigueur. Toutefois, la Société canadienne des postes a accordé de meilleures protections à d'autres travailleuses et travailleurs qu'elle emploie. Les membres de l'AFPC à Postes Canada ne méritent rien de moins.
Il existe plus d'un moyen original pour arriver à bout de la charge de travail accrue à la Société. Il existe des moyens de protéger le travail de l'unité de négociation du SEPC‑AFPC. Votre appui à cette revendication est un bon point de départ.
Pour obtenir des mises à jour sur les négociations, consultez le site Web www.psac-afpc.com, cliquez « Négociations » et ensuite « Postes Canada ».
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Date de modification : 2008/07/28
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