4 juillet 2008
Négociations avec Postes Canada
L'équipe de négociation des intervieweuses et intervieweurs sur place des OES a rencontré l'employeur du 3 au 6 juin 2008 pour une première séance de négociation depuis l'échange des propositions en avril.
Nous avons longuement discuté de nos diverses revendications concernant notamment la santé et la sécurité, les changements technologiques, la surveillance du travail, la lutte contre le harcèlement, le changement du titre d'emploi et les congés de maladie payés. L'employeur a parlé de son interprétation de certaines expressions qu'on trouve dans la convention collective actuelle, par exemple les expressions « nécessités du service » et « tenu de travailler ». (Vous trouverez nos revendications contractuelles et celles de l'employeur dans le site Web de l'AFPC.)
L'employeur a confirmé qu'il prévoit installer des dispositifs enregistreurs qui enregistreront la conversation entre l'intervieweur et le répondant. L'employeur veut ainsi pouvoir apparier les enregistrements et les données entrées à l'ordinateur pour assurer la qualité des données et, dans un « esprit de formation », améliorer le rendement des intervieweuses et intervieweurs. Un projet pilote avec 25 intervieweurs et intervieweuses qui participent à l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes sera réalisé dans la région de l'Est à l'automne. La mise en œuvre intégrale du nouveau système est prévue pour 2009.
Un certain contrôle de la qualité des données se fait déjà chez les intervieweuses et intervieweurs des bureaux régionaux. C'est au Comité national de consultation patronale-syndicale qu'on a présenté au syndicat le projet de surveillance du travail des intervieweuses et intervieweurs sur place. Votre équipe de négociation se demande s'il faudrait ajouter une clause de protection à l'article sur les changements technologiques ou à d'autres articles de la convention collective.
À la table de négociation pour les intervieweuses et intervieweurs des bureaux régionaux, nous avons aussi discuté du libellé concernant la lutte contre le harcèlement que nous proposons. Le libellé de la convention collective est désuet et traite seulement du harcèlement sexuel. La Directive sur la prévention du harcèlement de l'employeur dans le Guide de l'employé mentionne le harcèlement personnel, mais nous pensons que cette directive est inadéquate et inacceptable pour diverses raisons. Par exemple, une personne qui veut formuler des allégations de harcèlement peut uniquement s'adresser à des gestionnaires, alors qu'elle ne connaît peut-être pas ces personnes ou peut ne pas être à l'aise de traiter avec ces personnes. Nous voulons que la définition de harcèlement dans la convention collective soit élargie et que les personnes qui sont victimes de harcèlement bénéficient d'une représentation syndicale.
Le syndicat a formulé diverses revendications en matière de santé et de sécurité. Nous voulons des pratiques uniformes dans l'ensemble du pays touchant la représentation des sections locales aux comités régionaux sur la santé et la sécurité et que tous ces comités tiennent un minimum de neuf réunions par année comme l'exige la législation fédérale sur le travail. Nous avons expliqué à l'employeur que les intervieweuses et intervieweurs qui habitent dans le Nord et qui font partie de l'équipe du Nord ont besoin d'une représentation pour traiter des problèmes particuliers qui se présentent dans le Nord en matière de santé et de sécurité.
Nous avons aussi abordé notre revendication visant à changer notre titre de poste à agent ou agente de collecte de données. Nous avons expliqué à l'employeur que ce titre de poste reflète mieux l'étendue de notre travail. Selon nous, en acceptant ce nouveau titre, l'employeur montrerait qu'il comprend la grande variété de nos tâches et qu'il valorise notre contribution. L'employeur a fait savoir qu'il trouve que le titre d'intervieweur est approprié. Nous n'abandonnons pas cette revendication, et nous espérons en discuter à nouveau une fois que l'employeur aura eu du temps pour réfléchir à notre point de vue.
Enfin, nous aurons une réunion le 3 juillet avec l'équipe des intervieweuses et intervieweurs des bureaux régionaux pour faire un exposé conjoint aux comités de négociation de l'employeur sur nos revendications touchant le Programme d'apprentissage mixte et le Fonds de justice sociale et pour nous faire expliquer le régime de pension. Comme l'employeur a refusé notre invitation de négocier pendant l'été, nous tentons maintenant de fixer des dates en septembre et octobre.
Accueil Plan du site Contactez-nous Négociations Recherche Adhérer à l'AFPC English
Date de modification : 2008/07/28
Alliance de la Fonction publique du Canada | 233, rue Gilmour, Ottawa, ONTARIO CANADA, K2P 0P1, Tél. : 1 888 604-7722 (AFPC)