15 mai 2008
Nous méritons mieux
Il est temps que nous obtenions une convention collective qui se conforme aux normes en vigueur dans d'autres organismes d'application de la loi et ailleurs dans le secteur public fédéral.
Cela fait maintenant presque un an que nous avons présenté à l'ASFC-Conseil du Trésor nos revendications pour le compte de l'unité de négociation des FB. Pendant cette période, votre équipe de négociation a rencontré la direction de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) une douzaine de fois. Nous avons fait clairement savoir à l'employeur que les gains recherchés sont des acquis tant dans le secteur public fédéral que dans d'autres organismes chargés de l'application de la loi partout au pays. Il n'en reste pas moins que la direction refuse toujours d'accepter que des règles justes et équitables encadrent le travail que nous faisons, règles déjà bien en place dans le secteur public fédéral. À titre d'exemple, des dizaines de milliers de membres du personnel de Postes Canada bénéficient de la pleine sécurité d'emploi. Si un employeur fédéral comme Postes Canada peut offrir la pleine sécurité d'emploi à son personnel, l'ASFC peut faire de même dans le contexte de l'Initiative
d'armement.
Dans certains cas, l'objet de nos revendications a déjà été accepté pour d'autres travailleuses et travailleurs relevant du même employeur. Par exemple, le Conseil du Trésor respecte les années de service de milliers de travailleuses et de travailleurs de Corrections Canada affectés à l'application des lois, qui ont aussi un mot à dire dans l'établissement de leur horaire de travail. Si le Conseil du Trésor peut accepter de respecter les années de service d'autres employés affectés à l'application des lois et de leur permettre de choisir leur horaire de travail, qu'il le fasse aussi pour nous. Si les services de police et d'autres organismes d'application de la loi d'un bout à l'autre du Canada respectent l'ancienneté de leurs agentes et agents, l'ASFC le peut aussi.
Dans le cas des membres du groupe FB travaillant principalement dans le secteur commercial, le travail à distance est un régime qui existe depuis plus d'une décennie. Or, la direction élimine actuellement ce régime sans aucune raison. Si le travail à distance a fonctionné pendant plus d'une décennie et continue à fonctionner dans différents coins du pays, il n'y a aucune raison pour laquelle un régime sensé et bien en place ne devrait pas être reconnu dans notre convention collective.
Nous serons de retour à la table de négociation pendant la semaine du 26 mai. Nous ferons de nouveau clairement savoir à la partie patronale que nous comptons, au cours de la présente ronde de négociations, conclure une entente salariale qui respecte au minimum les normes qui s'appliquent déjà aux travailleuses et travailleurs qui relèvent du Conseil du Trésor et qui sont affectés à l'application des lois, ou encore chez les organismes d'application de la loi relevant d'autres instances.
Nous travaillons fort. Nous exécutons des tâches importantes. L'ASFC enregistre un taux de roulement élevé. Nous méritons les mêmes garanties et avantages sociaux que d'autres travailleuses et travailleurs affectés à l'application des lois dans le secteur public fédéral et ailleurs. L'ASFC n'a donné aucune raison valable pour laquelle nous devrions être privés de normes qui sont en place pour d'autres travailleuses et travailleurs fédéraux.
Si vous avez des questions, communiquez avec notre équipe de négociation ou votre déléguée syndicale ou délégué syndical. Pour obtenir plus de renseignements, consultez le site Web suivant : www.ceuda.psac.com.
Date de modification : 2010/07/29






